Retour sur La course des princesses par Alice

Dès que j’ai commencé le running, j’ai commencé à rêver à cette course des princesses, je me voyais déjà dans les jardins de Versailles, en train de courir mes 8 kilomètres. C’est donc très tôt que je me suis inscrite à cette course.

22551715_10156839898932293_766744938_nLa course avait commencé bien avant le franchissement de la ligne de départ. Tout d’abord, je voulais vraiment être dans cette ambiance festive et comme il s’agit d’une course pour les princesses il me fallait donc un déguisement.

Me voilà donc face à plusieurs gros problèmes

  • pas d’argent pour m’acheter un déguisement (et éventuellement le bousiller pendant la course)
  • je n’ai jamais cousu un seul truc de toute ma vie, pas même un bouton
  • je devais également faire un costume pour ma fille.

22635036_10156839899012293_2051345238_nBref, les 8 kms me paraissaient « finger in the nose » par rapport à la conception des costumes. Il fallait en plus trouver l’idée, je voulais être en princesse Gryffondor mais ma fille me disait que ça n’existait pas donc je ne serai pas une vraie princesse. Ensuite, j’avais proposé Sailor Moon, la princesse de la lune, mais il aurait fallu faire la coiffure, les bottes… trop d’accessoires. Donc finalement, c’est mademoiselle mini moi qui a choisi : elle courra en Belle (car elle a la même couleur de cheveux) et moi, en Blanche-neige car j’ai la peau pâle (autrement dit, j’ai l’air d’une malade privée de vacances) . En même temps, c’est pratique, car elles ont toutes les deux une jupe jaune donc pas besoin d’acheter 30000 couleurs de tulle. Je file donc au magasin chercher des tee-shirts unis et je vais à la mercerie pour m’équiper en tissus brillant jaune, rouge, bleu, du fil, des aiguilles, de la colle (faut pas déconner non plus) et une paire de ciseaux (je ne savais pas que le couteau pour cuisine ne marchait pas, mais j’en ai fait l’expérience).
Je confectionne d’abord celui de ma fille, plus petit, moins de prise de tête et je me lance dans la confection du mien. La colle n’est pas d’un bel effet alors finalement je couds. J’ai dû m’y mettre à plusieurs reprises pour faire les manches. Au début, j’avais cousu du ruban pour le bout des manches, malheureusement, ça serrait  trop le bras, finalement, j’ai ouvert tout le dessous de la manche et au moins , ça faisait un espace d’air pour les dessous de bras (l’odeur y sera plus fraîche). Prise dans ma folie, je décide même de me faire une cape ! Et au moment de la réalisation, j’ai compris pourquoi certaines personnes avaient une machine à coudre. Une fois mon ouvrage fini, j’étais fière de moi, je me voyais déjà sélectionné pour cousu-main, c’était vraiment Ma-gni-faik !

22554549_10156839899057293_1169562244_nToujours est-il que pendant ce temps de couture, j’ai dû récupérer nos petits dossards. Direction Go sport, sur la ligne du T3. Sortie du T3, des autocollants sur le sol indiquent la direction du magasin, pour moi, cette idée est un gain de temps car même avec un GPS, je prends la direction opposée… Le retrait des dossards est facile, j’avais pris un tee-shirt taille M, le monsieur me dit : « un S ira parfaitement » bref, je me sens traitée comme une princesse à qui on fait des compliments. Personnellement, j’adore le débardeur de la course : la couleur, la coupe, la matière. Celui de ma fille est assorti et est de même qualité. Maintenant, il suffit juste d’attendre le jour de la course.

Il faut se réveiller tôt car Versailles, ce n’est pas la porte d’à côté même si ce n’est pas si loin. Je pars donc de chez moi déguisée en Blanche Neige, je prends mon tramway et mon bus pour arriver à destination. Étant donné que je suis simple d’esprit, je me dirige tout naturellement vers la demeure de Louis XIV. Je demande des informations autour de moi et on me donne le chemin à suivre, et c’est parti pour une belle balade.

J’arrive enfin dans les jardins royaux, je fais un petit tour sur le village, spécialement sur le stand « dans ma culotte », ça m’intrigue cette Cup!!

22627682_10156839898992293_126750501_nEt puis, j’attends Amandine, Camille, Emilie, Linda, Laura que j’avais rencontré sur le 10kms du Grand Paris grâce au magazine Vital (d’où le tee-shirt) et avec lesquelles nous formerons (plus tard) la Team Running Roses.
On rejoint donc l’unique Sas de départ, l’ambiance est là et la chaleur aussi. On a beau être dans les jardins de monsieur le roi, on n’a pas un morceau d’ombre. Le speaker fait son show, et nous parles toujours du parrain de la course : je n’arrive pas à savoir qui il est, je suis inculte en ce qui concerne le sport.

On patiente encore et toujours, on croit que c’est notre tour mais non. Et enfin, c’est parti. Je fais mon début de course avec Émilie mais je rouspette encore et encore, je fais attention pour ne pas me prendre les pieds dans un trou, je ne suis pas venue pour me casser un membre. Et on enchaîne gazon plein de trous, petit chemin, chemin avec du gravier… Je vous avoue que la splendeur de Louis XIV, je ne la vois pas vraiment. Je peine à fond et il fait chaud et la couronne me saoule et je me demande : » pourquoi ai-je pris une couronne? Pourquoi ai-je mis un tutu ? Pourquoi ai-je mis un tee-shirt en coton ? Pourquoi ai-je mis une cape ? Et Pourquoi ont-ils mis un ravito après une côte avec des graviers ?
Heureusement, les enfants nous encouragent, « Vas-y Blanche-Neige », vers les derniers kilomètres de la course, les spectateurs mettent vraiment l’ambiance mais certains n’ont vraiment pas le compas dans l’œil, « encore 100m » , « c’est la dernière ligne droite ! » , 5 minutes après, je suis toujours en train de courir et de morfler.  J’ai envie de marcher, VRAIMENT mais je me dis, si je marche, j’irai moins vite donc la souffrance sera toujours là , donc autant courir !!!!!

Je vois la ligne d’arrivée au loin et ça y’est, je la franchis !

Je récupère ma médaille, enfin un truc rectangulaire de 50000 kilos représentant les fleurs de Lys du roi, bon j’avoue que c’est trop culturel pour moi cette médaille, une couronne de princesse bien girly m’aurait fait un peu plus plaisir, (oui, je sais, on ne s’inscrit pas pour les médailles mais un peu quand-même). Interflora offre également une belle rose à toutes les participantes.

Je rejoins les filles et on se met en quête d’un coin d’ombre pour faire un petit pique-nique et faire un peu mieux connaissance.

22627528_10156839899027293_1929492338_nPar la suite, je rejoins mon mari et ma fille car ma fille court la course des chevaliers. Alors autant je râlais dans le SAS pour la course des princesses, là, pour les enfants, c’est du n’importe quoi. Aucune organisation, on ne comprend rien, il fait une chaleur à crever, on ne sait pas où doivent-être placé les enfants courant seul et ceux courant avec leurs parents. Du n’importe quoi !  Ma fille parvient quand même à partir relativement tôt , et elle fonce en robe de princesses, elle reste une vraie lady en courant, moi, je ne ressemble à rien quand je cours. Elle est fière d’elle et elle reçoit la même médaille que moi !

Elle est contente et malgré la chaleur décide de rester sur le village jouer à tous les jeux en bois. Moi, je suis prise d’une énorme migraine alors je me mets sous un arbre et je patiente… Elle s’amuse bien, c’est le principal. Une bonne heure plus tard, on se décide à rentrer à la maison, bien-sûr, on se trompe de chemin , on marche, on marche et on marche, le chemin me semble d’une longueur incroyable et on arrive à chopper le bus 22551681_10156839899022293_752477296_npour rentrer dans notre très humble demeure.

Personnellement, je ne sais pas si je la referai car c’est assez loin de chez moi ou faire la 15km dans ces cas-là. Ce qui est sûr c’est que ma fille ne refera pas la course des chevaliers, c’était trop mal organisé !