Les 20km de Paris vécus par Alice

Les 20kms de Paris, j’en rêvais et je les redoutais tout à la fois. Pour me calmer et m’aider psychologiquement, il me fallait des alliés,c’est donc accompagné de ma team Running Roses et de mon mari que j’ai couru ces 20kms.

22429105_10156810039322293_1927629217_oLe départ de la course est à 10h pour les premiers SAS , en général, j’aime partir tôt mais étant un peu fatiguée en ce moment, j’étais bien contente que la course ne commencent pas aux aurores.

Avec la team, rendez-vous à 9h à la station de métro Bir Hakeim. Le métro est bondé de coureurs, on ne risque pas de se perdre. Nous rejoignons les Running Roses et Emilie nous remets les dossards pour soutenir l’association ELA qui lutte contre les leucodystrophies.

22407570_10156810039472293_1105467736_nLes rues sont envahies de coureurs, nous décidons donc de nous rendre aux consignes situées dans un stade. Il y a des numéros au dessus des consignes, nous pensons donc que cela est en rapport avec les numéros de dossards mais non, on peut mettre notre sac n’importe où. Comme à chaque fois, nous avons le passage au pipi-room, la file d’attente est vraiment conséquente, nous tentons donc notre chance ailleurs, après avoir été méchamment refoulés dans un café, nous choisissons les toilettes publiques , merci au site internet :  paris-pissouze.com

Direction les Sas, ça ne rigole pas, les couleurs de dossards sont respectées, heureusement que j’avais fait changer la vignette de dossard de mon mari pour qu’on puisse courir ensemble. L’excitation, la folie est là mais aussi une petite pointe de stress. Avoir couru 21kms à Disneyland était une promenade de santé face à un 20kms où les coureurs viennent surtout pour la performance.

22471305_10156810039832293_646569622_nLe compte à rebours est lancé , il est aux alentours de 11h et c’est parti, je laisse les filles partir devant et je commence à mon rythme, le premier kilomètre est toujours pénible pour moi, peut-être que c’est le temps qu’il faut à mon corps pour lancer la machine, on commence avec une petite côte et je vois déjà les coureurs des premiers SAS revenir (bande de veinards). Avec mon mari, on se met dans le bain, on fait un petit selfie devant l’arc de triomphe (les seuls coureurs qui font du tourisme) on arrive au bois de Boulogne, endroit  où l’on voit que des dernières, je profite de cette belle expérience pour moi aussi laisser ma trace urinaire dans cet espace naturel. Mon mari a la même idée une dizaine de minutes après, en l’attendant je me marre toute seule en voyant tous ces coureurs alignés de dos, je lance des paris sur celui qui finira le plus vite. Peu de temps après, on continue notre course. (Heureusement qu’on ne vient pas pour le chrono car entre les selfies et les arrêts pipi, on en perd du temps).

22429224_10156810040852293_1975450287_oTout se passe bien, on sort du bois de Boulogne pour retourner dans Paris. On est au 10ème kilomètres et tout va pour le mieux. Arrivés au 12ème kilomètres, je ne me sens pas bien, j’ai besoin de sucre sinon c’est l’évanouissement avant l’arrivée. J’en parle à mon mari et lui dit qu’il peut partir de l’avant s’il veut. Ce à quoi il me répond qu’il est venu pour courir avec moi, pas pour faire un chrono. J’aspire à être au 15ème kilomètre, je me refuse de regarder ma montre et je continue, plus doucement. Le 15ème kilomètre est là avec son ravitaillement. Je prends mon temps, mange des carrés de sucre et bois un peu d’eau. Après 3-4 minutes, on se remet en route, mon esprit est apaisé, je sens que le sucre fait son effet. Je continue sans difficulté sauf que l’affaire se corse pour mon mari , ses jambes fatiguent et pas de chance, c’est pile au moment où l’on rentre dans des tunnels, on y ressort, bref des petites côtes et des petites pentes. Je l’encourage du mieux que je peux, je lui donne la main, il continue et puis, je la vois cette arche à l’arrivée.

22446885_10156810040407293_3777388_nEncore quelques encouragements et on la franchit cette ligne d’arrivée, je suis assez émue car on en a fait du chemin depuis le 11 septembre 2016, jour où j’ai dit à mon mari : « on va courir ? ». Je suis fière de nous, fière de notre performance, fière de ma team Running Roses, fière de ces personnes qui mettent leurs baskets pour courir 1,2,3…10…20 kms alors que ce n’est pas si facile. Je sais ce que ça peut coûter quand on se met au sport, tout le temps quelqu’un pour vous dire que vous n’y arriverez pas, ou que vous allez arrêter dans une semaine ou que le running c’est facile. Bref soyons fière de nos efforts et profitons des petits moments de joie que nous procure la vie.

Bien-sûr, nous allons chercher notre médaille, mais finalement est-elle si importante ?

22472290_10156810039552293_204109173_oOn rejoint les filles et je me prépare à passer une belle après-midi autour d’ un bon petit repas (mimosa et saumon fumé) en compagnie des Running Roses.

Personnellement, je ne pense pas refaire le 20kms de Paris, je n’ai trouvé ni une ambiance de dingue, ni un parcours sensationnel. Je ferai le semi-marathon de Boulogne à la place, l’année prochaine.

Retrouvez les aventures d’Alice surhttps://alicerunsinparis.wordpress.com


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