Des roses à moustaches !

Moustache Roses. Comme le répétera notre speaker préféré, Harry Bignon, la course des Bacchantes est le seul moment où les femmes peuvent porter la moustache et le revendique. Par contre pour la classe, on repassera. Cette moustache rose nous aura valu le premier fou rire de la matinée avec « my partner in crime » Laura. Encore une fois, les Running Roses ne font pas les choses à moitié. Couronne de fleurs et moustache rose néon qui colle à mort ou pas, nous voilà en route pour le village des Bacchantes.

IMG_4761Entre les microbes, la fatigue et les courbatures (pas idée de participer à une session de crossfit avec le Reebok Fit Challenge avant une course), on se dit que ces 8 km sous un sympathique crachin vont être épique. Quoi qu’il en soit, sur le trajet l’ambiance est top. Tout le monde est là pour s’amuser. Pas de prise de tête et personne ne cherche à faire un chrono. Il y a des moustaches de tous types, matières et tailles. On se fait remarquer par un footballeur qui se rend dans le même stade que nous ou encore par les bénévoles croisant notre route. On en perturbe même un à qui on demande où se trouve la ligne de départ et qui nous répondra en souriant « Ah le départ ! C’est tout à l’heure… (silence) Et c’est par là… ».

Bien bien bien… Nous allons donc allez là, tout à l’heure…
Deuxième fou rire en suivant la masse (quoi que peu conséquente par rapport à d’autres courses) vers l’avenue Foch. Il pleut, il fait frisquet, l’arche de départ est encore en cours d’installation, résultat pour la première fois on se met à suivre l’échauffement. On n’en fait pas trop non plus pour ne pas s’épuiser avant le départ, mais au moins ça réchauffe.

Tel des pros, on enchaîne exercices de gym suédoise et pose photo pour les gens voulant immortaliser notre look so « girly » moustachu comme si de rien n’était. La classe made in Running Roses tout simplement.

IMG_4765Muddy Roses. 10h. Top départ. On se lance sur ces 8 km en s’imaginant déjà dans notre lit pour une sieste. Nous fatiguées ? JAMAIS ! Le début se passe nikel. On se permet même de se moquer gentiment d’une coureuse derrière nous qui considère le léger faux plat de l’avenue Foch comme une côte insurmontable en début de course. Oui nous n’avons pas toute la même vision des choses…

Si le crachin n’est pas franchement gênant, les choses commencent nettement à se compliquer quand on pénètre dans le Bois de Boulogne. Le petit run tranquillou du samedi matin se transforme en trail dans la boue. AR-NA-QUE !!! Enfin non, en fait ça nous donne un avant-goût de ce qui risque de nous attendre la semaine prochaine pour le semi marathon de Boulogne. Psychologiquement, on est prête ! 6 km à affronter les glissades, les tapis de feuilles ultra glissants, les flaques d’eau ou encore les racines qui tente de nous piéger à chaque foulée. Un réel bonheur. On a jamais été aussi focus sur nos pieds. Pas un coup d’oeil sur nos montres ou de musique dans les oreilles.

D’ailleurs devant nous, un coureur se fait avoir et s’étale en beauté. Avec Laura, on s’arrête pour l’aider à se relever et être sûr qu’il n’est pas blessé. A priori, tout va bien, il n’a pas perdu le nord vu que après nous avoir remercié, il précise que dans ses conditions, il ferait bien une nouvelle chute…

Même pleine de boue les Running Roses continue de faire leur petit effet…

Les kilomètres s’enchaînent bizarrement. Entre nos montres et les infos sur le parcours, il y a comme une mésentente. Alors quand un coureur qui a déjà terminé nous annonce qu’il nous reste 300 mètres (C’est bon ce coup là on nous le fait à chaque fois…), on décide de ne pas l’écouter. Pourtant, celui-là, il était honnête. En voyant l’arche d’arrivée, on décide de la franchir ensemble. Main dans la main, le sourire aux lèvres et une petite accélération finale. On boucle les bacchantes en 41 minutes. Une moyenne de plus de 11km/h comme le soulignera une autre copine runneuse (Dame M).
L’hallu totale !

IMG_4777« Bitchy » Roses. La tête haute et un brin humide, on retourne sur le village ou nous attend la meilleure équipe de bénévoles que l’on ai connu jusqu’à présent avec le ravitaillement final le plus dingue.
On amuse la galerie en tentant de recoller nos moustaches ni vu ni connu, ou en faisant notre petite vidéo à chaud de post-course.

La première palme revient à la bénévole qui nous voit galérer à faire des selfies devant l’affiche des Bacchantes et nous demande si on ne souhaite pas qu’elle nous prenne en photo histoire que ça rende un truc plus correct… Notre réputation de bras cassés est toujours intacte, même si on ne s’est pas ramassée sur le parcours.

On a une grosse pensée pour Camille en voyant l’immense buffet de bouffe et de boissons. Chocolat chaud (dédicace à Amandine), café, thé, jus d’orange, coca, eau et de l’autre côté c’est soupe, pâté en croûte, petits pains à la tomate, cake, chocolat, clémentines… Bref la folie. Quand on pense que le dossard est à 22€ dont 10€ pour la recherche contre les cancers de la prostate et des testicules, on est vraiment bluffé par tout ce qui a été mis en place.

On se lance dans la queue interminable, non pas des WC, mais celle pour prendre une photo souvenir. Harry Bignon (à prononcer avec l’accent british, si si ça fait toute la différence) nous repère et nous fait une petite dédicace au micro. L’attente se poursuit et on constate que l’heure tourne quand ils commencent à appeler certains numéros de dossards pour qu’ils aillent récupérer leur sac aux consignes. Vu qu’on entend pas les nôtres, on reste zen. Surtout que l’on s’approche du but.

yourphotoBon on aura l’air beaucoup moins maline quelques minutes plus tard, quand en allant aux consignes, on constate que tout est démonté. Et là face à nous, deux petits papys bénévoles (qui obtiennent la deuxième palme du jour), dont un avec une canne, qui s’avancent vers nous avec nos deux gros sacs dans les bras… Ils nous taquinent sur le fait qu’on a traîné devant le buffet. « Mais non pas du tout, on attendait pour la photo. Regardez »…

On récupère nos sacs, la moustache entre les jambes et on s’éloigne en mode fou rire incontrôlable face à la situation ubuesque que l’on vient de vivre.
En plus d’une séance running, on se sera fait les abdos à force de rire de nous et des situations vécues.
C’est sûr cette course, on s’en souviendra !

Nos résultats : 

40’57 et 40’58
383 et 384 èmes sur 1612 coureurs
Catégorie Séniors : 32 et 33 èmes sur 765

Compte-rendu par Emilie.

Les Bacchantes : http://www.lesbacchantes.org/